A ciel ouvert

Parcours d’art actuel

 Du 18 Juillet au 18 octobre 2020

report de la date d’ouverture : 18 juillet

Affiche de la manifestation

Riorges (42)

Parc paysager le long du Renaison 

présentation de la manifestation

 FLUX

 Installation au dessus de la rivière

Mise en musique de l’installation les :

16, 17, 18 juillet

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Dessin de présentation de l'installation FLUX


    L’installation se veut comme un accompagnement du flux, une mise en résonance de la rivière : son ondulation, ses miroitements, ses clapotements, son cinétisme fascinant...
    Les rubans vibrent et se gonflent avec l’arrivée d’Eole pour nous inciter à respirer à l’unisson avec le paysage. Les sons bruissants dressent nos oreilles à être plus attentifs à tous ceux d’à l’entour.
    À la fois spectaculaire et intégrée, l’œuvre, animée naturellement de mouvements optiques et physiques incessants, participera d’un état contemplatif de plaisir sensitif cher aux promeneurs des bords d’eau. L’eau, vitale, et pourtant si fragile.

parcours de la manifestation

 

 Installation au dessus de la rivière N°4

 

 

 La Combe au loup

 
 Essoyes - Mussy-sur-Seine (10)
Résidence de territoire en forêt pour la préservation du site
 
Francine Garnier et Alain Engelaere
 
Résidence de Février à Décembre 2020
(après interruption)
Restitution en Novembre
 
Projet initié par les communes de Mussy-sur-Seine et Essoyes, mis en oeuvre par la Maison Laurentine avec le soutien de la Région Grand Est.
 
 
 
La combe au loup

 

des millions de nivéoles 

 

PRINTEMPS-ÉTÉ

 

Le printemps sous confinement nous a bien frustrés, nous avons eu juste le temps de nous émerveiller des millions de Nivéoles illuminant le sol du cœur de la Combe comme une véritable voie lactée. Forte présence des pics, concert particulier de grands pics noirs.

 

L’été

Nous l’avons arpenté chaque jour, et même de nuit, crépuscule et aurore. Bien que la saison n’était plus aux chants d’oiseaux, le lever du jour était néanmoins enchanteur. Au fil des jours nous avons pu voir et enregistrer le Torcol et ses autres amis Pics, nombre de Pouillots véloces et Sitelles torchepot, une Chouette Effraie s’est manifestée la nuit. 

Il a fait anormalement chaud jusque dans le sous-bois. Les très épais matelas de mousse de l’hiver, aux formes fantomatiques, s’étaient bien dégonflé, le Goulot était au 3/4 asséché. Mais la source était bien active et arrosait le ruisseau sur son tiers. Plus loin des mares éparses abritaient secrètement des quantités de larves de Salamandres déjà très reconnaissables.

Sur les hauteurs, au milieu de spectaculaires grandes toiles d’araignées en entonnoir (Agelenopsis), nous avons trouvé de beaux buissons d’Asparagus.

Nos pas ont croisé chaque jour des chevreuils venant s’abreuver, la nuit leurs aboiements sonores ont quelque chose d’effrayant. 

Des quads ont traversé la Combe, nous n’avons trouvé aucun panneau d’interdiction.

 

Nombreux enregistrements à l’impromptu mais aussi sur des points repères avec régularité.

Croquis chaque jour, photos jour et nuit, light paintings furent les témoins de notre approche.

 

 

photos de nuit dans la combe 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin Combe aux loup 

 

 

HIVER - février

Passés quelques centaines de mètres le paysage va nous saisir par sa magie : tant de mousse épaisse, d’un vert vif au soleil, recouvre sol, troncs et branches. Les branches et troncs tombés au sol s’enchevêtrent de façon chaotique. Mais cette vision de bataille est adoucie par le velours moussu qui recouvre tout et semble «stratifier» un état passé. Une impression de temps arrêté sous une gangue verte.

Le vert de la mousse avivé par l’humidité ambiante et les pluies des jours passés est d’un vert paraissant presque fluorescent. Les contrejours sur les contours des branches et arbres envahis de filaments et réseaux des mousses, tracent des auras lumineuses. Le sol même semble être plus lumineux que le ciel dans ce sous-bois.

L’ensemble parait irréel, détaché du terrestre.

 

Le son ambiant se détache encore difficilement de la civilisation, les moteurs de camions tapissent le fond du paysage et quelques avions zèbrent celui-ci. En s’éloignant plus loin dans la combe les bruissements du vent dans les branches se tissent avec les rumeurs de la route, nous commençons à perdre les repères citadins. Les clapotis et ronflements de l’eau rassurent notre oreille par leur permanence, le goulot tantôt s’écoule lentement tantôt chute en des cascades miniatures.

La combe au loup

 

Le silence est maintenant réel au cœur de cette combe devenant encaissée. Plus de pollution sonore de la route. Le printemps n’est pas encore là et l’heure n’est pas non plus propice aux chants d’oiseaux, ce silence devient presque oppressant... Sans le soleil, avec  ces formes moussues étranges et ce silence, l’inquiétude est naissante, quelque chose va-t-il arriver ? La nuit, on pourrait imaginer la peur... La peur du loup ?

Mais les nivéoles allument leur petits clochetons blancs et le ruisseau glougloute, l’inquiétude se dissipe. Le goulot de nouveau coule sur les cailloux blancs, seul chemin véritable. Bénie soient les bottes, car marcher dans cette eau limpide sur son fond lumineux est un régal.

 

Lors de notre visite suivante, 15 jours plus tard, des millions de nivéoles:

Nous ne savons plus où donner de la tête... tant de clochettes blanches comme des petites touches des peintres pointillistes. Nous pensons aux myriades d’étoiles, le nombre parait insondable, c’est fantastique.

 

 


 

 

 

 

 

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